Chroniques de "God baise you " (2006)
A venir...
Déjà dispo : ici
Chroniques d' "Austrasique" (2002)
Waste of Sarael :
"Vindicatif, énergique, puissant, engagé... Tels sont, entre autres, les
ingrédients nécessaires à l'élaboration d'un bon album de Punk HxC, et force
est de constater que tous ces éléments sont regroupés avec succès sur ce bon
petit Live (qui d'ailleurs n'y ressemble pas vraiment, tant la foule semble
silencieuse entre les chansons...). Les grattes rugissent et le batteur
martèle ses fûts comme un damné... Bref, toute l'énergie que dégage ce disque
vous donnera bien vite envie de dodeliner de la tête, ou, au pire, de vous
lever pour pogoter tel un keupon furieux...
Oi! Oi! Oi!, que voilà un bon disque de punk remuant et bondissant qui assène
ses messages à grands coups de vocaux rauques et de backing vocals
ingénieuses... Bref, si vous avez envie de vous changer les idées avec un peu
de HxC francophone et bien senti, pensez à Anarchophobia !"
Scènes ouvertes : "Anarchophobia
est un quatuor (seulement un trio sur ce skeud) vosgien qui roule sa bosse
depuis quelques années déjà, et ce live dans la salle nancéienne est la
troisième production du groupe... Leur bio les annonce comme évoluant dans du
brutal punk hardcore... Et il est bien difficile de mieux définir le style du
groupe... Brutal pour les passages lourds très metals, punk pour les paroles
très engagées (en français) et la vitesse d'exécution, et hardcore pour les
nombreux breaks et changement de tempo qui parsèment les compos du groupe....
Les compos, justement.... Les fans des trois styles pré-cités trouveront
certainement leur compte dans les 6 morceaux présents, car de plus, loin de
mixer bêtement leurs influences, Anarchophobia y apporte sa touche
personnelle, avec des riffs originaux, une basse parfois slapo-sautillante, le
dernier morceau-délire... On pourra regretter malgré tout le côté un peu
répétitif des morceaux et de la voix, qui empêche peut-être le groupe
d'élargir un peu son auditoire... Pareil pour les paroles, on aime ou on aime
pas... Mais rien de bien grave dans tout ça, le groupe a son identité propre,
il joue très très bien, et les adeptes de hardcore metal sauront apprécier et
secoueront la tête à coup sûr !!"
Notes : Technique 05/05 Talents de composition 04/05 Originalité 04/05
Harmonie d’ensemble 04/05 Note Subjective 03/05 Note globale 04/05. Playlist
1/ Anarchycha Utopia 2/ Moi en lettres majuscules 3/ Zonzon (le maton) 4/ Eat
your KK 5/ Je veux être ton chien 6/ Dins lès Vôsges 2000dieux !
Ramdam :
"Subtile anagramme d'Arachnophobia
(ou pure coïncidence ?), Anarchophobia distille depuis 1995 ce qu'ils
définissent eux-mêmes comme du Brutal Punk-Hardcore. Quatrième production de
ce groupe français, originaire des Vosges, "Live à l'Austrasique" a été, comme
son nom l'indique, enregistré lors d'un concert dans un club de Nancy. Les
présentations étant faites, attardons-nous maintenant sur ce qui nous
intéresse: la musique !
Ce qui frappe à la première écoute de ce mini-album 6 titres, c'est l'énorme
influence du métal et du hardcore dans le son et les compositions du groupe.
Même si leurs racines s'ancrent clairement dans le punk-rock, la lourdeur des
guitares et l'utilisation quasi systématique de la double-pédale sont tout
droit héritées de groupes comme Sepultura ou Pantera.
La musique du groupe mêle de façon assez cohérente les riffs punk
caractéristiques, rapides, concis et directs avec des passages beaucoup plus
lourds et syncopés, le tout étant soutenu par une batterie s'inspirant sans
aucun complexe de la scène grind et death-métal, où grosse caisse et caisse
claire sont martelées de façon chirurgicale. En effet, le batteur impressionne
par son endurance et sa précision qui apporte un côté technique bienvenu à
certains riffs de guitare un peu simplistes. "Anarchyca Utopia" est
particulièrement illustratif de cette tendance.
La 2e plage du disque, "Moi en lettres majuscules" alterne quant à elle passages punk traditionnels, riffs lourds étouffés et surprend là où on ne l'attend pas en proposant des envolées funky où la basse slapée s'en donne à coeur joie. De nouveau, la batterie impressionne, changeant de registre avec une facilité déconcertante. Le chant, en français, est assez grave et crache ses mots tels des slogans hurlés en temps de révolution.
"Zonzon (le maton)" fait la part belle aux riffs syncopés et aux rythmiques dansantes, que n'aurait pas reniés Prong. Les deux morceaux suivants proposent un punk-métal somme toute assez classique, sans grande originalité mais, il faut l'avouer, très bien exécuté.
Enfin, nous terminerons en affirmant que le groupe ne manque certainement pas d'humour. En témoigne la dernière plage du mini-cd, une chanson de bal-musette agrémentée de quelques accords distordus ! A noter le son de bonne qualité pour un disque enregistré enconcert.
On pourrait reprocher à Anarchophobia son manque d'originalité et il est vraiment dommage que le groupe n'utilise pas ses qualités techniques plus qu'honorables pour produire une musique s'échappant un peu plus des sentiers battus. Partie remise à la prochaine sortie ?" Michel Onderbeke
Pepper zone : "Anarchophobia, une phobie du mode de pensé keupon ? On n’en saura pas plus sur le nom de ce groupe français issu des vosges. En revanche, leur demo live, dont on a pas trop senti l’effet live pour tout dire, est bien furieuse et réveillerons les ardeurs des plus mous d’entre vous. Articulé autour d’un batteur qui castagne et qui ne doit pas être anorexique, le quatuor s’amuse à varier les styles tels le Punk, le HxC, le Grind ou le metal. Un mix qui rappelle un savant mélange de Biohazard et de Pantera, qui n’est pas pour déplaire nos pauvres cerveaux rongés par les watts. Le son est roots (demo oblige) mais le groupe met du cœur à l’ouvrage pour faire headbanger tout le monde. C’est l’essentiel…" //Punk sportif.
Punk society :
"Si tu aime le méchant punk avec un bon gros fond de double pédale, alors Anarchophobia et pour toi !
On commence tout d’abord par « Anarchyca Utopia », bon son de guitare et puis
la rafale de double pédale commence pour nous laissez place à un pur
Anarchophobia. Texte engagé, voir anarchiste, Anarchophobia ne nous decois
pas, loin de la !
Ensuite vient le live « Abbas » ou en les écoutant tout serait a abattre !
Chanson pour le droit à la dignité !
Morceau choisi suivant, « Moi en lettres majuscules », on commence tout
d’abord par du musical, rien de tels pour nous remettre du bon live d’avant.
Et pourtant a peine eu-je le temps de le dire que c’est repartis ! Et c’est
pas la de s’arrêté notamment avec un autre live intitulé « Chromosome Y », un
bon chant bien bourrin avec une bonne double en fond. Que demander de plus?!
ANARCHOPHOBIA !"
God Saves the Rock : "Ils se définissent comme un groupe de brutal punk hardcore. Y a rien a redire, la violence est présente. Mais moi, j’aurai plutôt appelé ça du punk technique parce que la grande quantité de breaks, de riffs, de changements de tempo fait penser à la scène death mais que le tout est fait dans un esprit très punk (surtout le chant) ! Le résultat est plutôt bien foutu même si la qualité son n’est pas top ! Et la reprise des stooges est une bonne alternative à l’original !
Plus de coton-tige pour décrasser tes oreilles ? Va à un concert d’Anarchophobia ! !" 16/20 Troll
Six xx : "Anarchophobia :
un barbarisme qui colle parfaitement à la musique de ce combo des Vosges. Sur la
scène depuis plus de 10 ans, avec déjà 2 démos à leurs actif, les keupons d’Anarchophobia
reviennent nous bombarder d’accords anarchiques avec leur dernière production :
« LIVE à L’Austrasique », (Enregistré en 2002 à "l´Austrasique" à Nancy (54) en
condition live.) A ce niveau,étant donné l’absence de public en fond, difficile
de savoir si la galette est un enregistrement en prise LIVE ou extraite d’un
réel concert…ce qui importe peu.
La musique efficace D’Anarchophobia se qualifie de brutal punk Hxc Métal…des
bérus à Napalm….le combos propose un panel de styles fort intéressant. La
production n’est pas au top de la finition, mais l’émotion n’en est pas quant à
elle altérée. Les textes engagés, parfois farfelus, sont chantés en français et
relativement inspirés. Les riffs sont coriaces, et entraînants, on ressent bien
le gratté foudroyant du médiator sur des « mélodies » arrachées. Du bon punk
très bien exécuté, les plans slapés de basses sont très précis et la batterie
rythmée n’hésite pas à massacrer la caisse claire sur les passages grinds !
Anarchophobia comblera certainement beaucoup de monde, des gros métalleux
jusqu’aux porteurs de crêtes ! Un groupe à déguster sans modération…. …………..vite
une bière patron ! "
Metalfly : La fondation de ce groupe vosgien remonte bientôt à 10 ans. Ils évoluaient alors dans un registre plus typiquement Punk. Après "censuré" (1997) et "Ataraxia in Vosego" (2000), la 3ème réalisation du groupe est un 6 titres enregistré en conditions "Live" en mai 2002 à Nancy. Mais je ne pense pas que ce soit enregistré lors d'un concert car le public est totalement absent! Dommage car ils ont pu partager la scène avec des groupes de la scène etal comme Kronos, Dagoba ou EDC et des groupes plus Punk comme Oberkampf ou Tagada Jones pour les plus connus. En effet, leur style qu'ils qualifient de "Brutal Punk HxC" ne dépareille pas dans ce type d'affiche. Passons maintenant à la chronique proprement dite! Plutôt que de vous faire un track by track banal, regardons les différentes influences distillées sur cette galette. Tiens, puisque je parle de distilation, "Dins lès Vôsges 2000Dieux" est une chanson parfaite pour les fins de soirées arrosées!!! Son rythme ternaire (Poum tac tac, poum tac tac...etc.), en fera la préférée des alcoholiques.
Concernant l'influence Punk maintenant, elle se fait énormément sentir dans certains riffs simples ou particulièrement du côté de l'excellent chant et des textes.Au passages, ces derniers sont en français et me font penser aux manceaux d'Arakno pour le côté sociaux. Un morceaux comme "Anarchyca Utopia" peut également faire penser au titre de Lofofora "justice pour tous" dans le tempo et le thème abordé...
Nous en venons à la touche Metal/Hardcore maintenant qui peut se remarquer sur les passages instrumentaux de la première partie du long morceau (8 minutes) qu'est "Moi (en lettres majuscules)". La deuxièe partie de ce titre met en avant une partie de basse slappée qui m'a fait penser une nouvelle fois aux Arakno des débuts (mais sans les percus) ou parfois à Pulsion pour la lourdeur de certains riffs ou la sensation de matraquage du à leur répétition...
Certains également y ont vu des passages Gring?!? Moi pas!! Peut être que pour eux les parties de double grosses caisses ou les accélérations de tempo comme sur "Zonzon [le maton]" ou "Eat your KK" sont du Grind mais on en est quand même fort loin à mon avis...
Bref pour résumer, ils n'ont pas inventé le fil à couper le beurre mais leur musique mêlant de nombreuses influences est parfaite pour les "drinking party" entre potes..." Gwen
In Spirit :
"Anarchophobia s'auto-qualifient de groupe brutal punk hardcore,
ce qui n'est pas tout à fait faux, en effet, des riffs bien lourds alliés de
riffs speeds anarchiste s'alternent presque tout au long de cette démo six
titres. Notons également des slapes de basse bien placé sur des compos qui se
tiennent bien parsemé de blast efficace donnant par moment une atmosphère plus
grind. Un chant énervé et des textes en français, dérision et humour sont au
rendez-vous avec un timbre de voix décalé qui crée peut être leur authenticité
? Dommage que la prod ne soit pas trop à la hauteur,(bien que ce soit un Live)
on attend la suite…"
Tom et Flo 01/06/04
Les Accrocs du Metal : "Ces joyeux lurons ont décidé de foutre le boxon
dans le quartier. Ils veulent, à l’aide d’un live au son correct, faire leur
mini révolution. Ca déboule plutôt pas mal avec « Anarchycha Utopia »
qui, justement, est tout sauf anarchique. C’est une barricade dressée en
travers de la route des tranquilles bourgeois apeurés, un barrage prêt à
résister aux forces de l’ordre.
Le sport préféré du groupe est le lancé de pavés punk-hardcore bruts de chez
brut avec des arêtes saillantes pour qu’on se fende la gueule (Eat your KK).
Y’a la patate, l’envie d’en découdre (Zonzon) et même parfois de
l’originalité (Moi en lettre majuscules) dans les lance-pierres.
Un live, c’est économique mais c’est risqué. On peut saluer la qualité sonore
mais déplorer l’absence de public ! Quoiqu’il en soit un groupe sûrement
sympathique en concert (hilarant mais dispensable « Dins les Vosges 2000
Dieux ») mais qui doit encore chercher le petit quelque chose qui le fera
sortir du lot et du flot incessant de nouveaux cd qui inondent le marché."
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Chroniques de "Ataraxia in Vosego" (2000)
Ge Underground : "Tiens, je retourne dans ma jeunesse, au lycée. Retour avec les Collabos/Ludwig Von 88/Beruriers Noirs, Trotskids... Et tous les délires qui vont avec. Ah la nostalgie du bon vieux temps! Donc Anarchophobia trip dans le punkrock puissant et rentre dedans, celui qui a des influences métalliques avec quelques breaks et des riffs guitares genre premiere époque thrash (cf."Kill'em All") ou limite grindcore. La batterie sonne carton au possible et le son n'est pas génial mais le mix géneral permet une écoute correcte. Mais vu le style, fallait pas s'attendre àune production U.S. Quelques délires façon Gronibard "Nia Nia", "Foi De Veau", ou "Dins Lés Vosges" où sur une musique balloche comique, une tirade, ode sur un pays pluvieux puis délires comme des vieilles qui refont le monde, bien réac. A part une chanson en anglais, le reste en français et totalement anar avec l'antitout, l'anti-skinhead ("Sans Issue"), l'anti-religion ("Cent Commentaires"), l'anti facho... Enfin, bon, pour tout fan du punk rock à la francaise..."
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Chroniques de la compile FRENCH METAL (Vol.2) - " Contre vents et marées" (2006)
Metal France : "Seulement 8 mois se sont passés depuis la sortie de "De
l'ombre à la lumière" et voila que le webzine French Metal remet le couvert !
Dans le même esprit que sont prédécesseur, "Contre vents et marées" regroupe
20 groupes français et suisse allant du néo au HxC en passant par le metalcore
et le brutal. De l'underground et rien que de l'underground. Voila la volonté
du webzine : regrouper de jeunes groupes qui veulent participer au projet.
Pete ( webmaster ) et ses acolytes n'ont fait que choisir les morceaux. On
retrouve entre autres et déjà connu connu par nos services Sikh, Corrupt the
Day, Nine Street Arago, Flesh 77, Morpain, Swatt et on découvre aussi Pulsion,
Attack Vertical, les excellents Oxees et Earl ou les excités de Line of Sight.
"Contre vents et marées" est donc un excellent moyens de découvrir un tas de
groupes qu'on ne connaît pas forcément ou dont on entends peu parler. Au vu de
la multitude de combos émergeants il est bien entendu impossible de se
procurer tout ce qui est susceptible de nous intéresser. C'est la que French metal intervient en nous proposant cette compil utile, intelligente et surtout
pas chère ! 20 groupes = 8 euros !! Rdv sur http://www.french-metal.com/ !
Site Web :
http://http://www.french-metal.com/
Les Accrocs du Metal : "Nos
confrères de French’ Metal ont décidé de fêter dignement
leurs 3 ans d’existence en sortant leur seconde compil :
« Contre Vents Et Marées ». Alors comme nous ne sommes
pas sectaires aux accros, c’est bien volontiers que je
salue ce bel effort d’une petite Kro de derrière les
fagots. (euh…pourquoi une seule d’ailleurs ?). Ca
démarre très fort avec SIKH et Malingo qui tel un
scirocco dévastant les palmiers niçois, vient souffler
son Neo surpuissant. C’est vraiment du gros son avec un
hurleur qui donne le ton à cette compil dès l’intro.
J’ai bien kiffé l’opposition chant trash et choeurs du
refrain.
La transition avec PULSION (Marcheretik)
est plus délicate car la prod. est de moins bonne
facture par contre l’intensité y est toujours pour ce
combo qui balance un trash sépulturien hyper
rapide
ATTACK VERTICAL nous vient de Suisse
francophone et trouve légitimement sa place sur cette
compil avec Mony qui puise son inspiration aux même
sources que le combo précédent mais avec une grosse
production et une touche punky agréable. Le passage de
grattes mélodique mâtiné d’une déferlante de riffs m’a
fait passer un bon moment.
Pas besoin de me corrompre
pour dire le bien que je pense du jeune groupe CORRUPT
THE DAY et son « Scheduled Human Decay », une compo
trash sur des bases rocky qui bien qu’autoproduite,
prends bien aux tripes
Changement complet de style
avec l’intro scratchy de NINE STREET ARAGO « You’re a
Champion » qui donne dans le fusion, DJ de service
oblige. Là encore , c’est très énergétique et ça
décape.
OXEES avait fait un passage remarqué au
sympathique Raismes fest 2005. Les petits valenciennois
sont très jeunes mais aux gens bien nés la valeur etc….
Sur un fond de gratte survitaminé aux amphèt., les
chants vont du trashy le plus brut au puéril ado
boutonneux pour nous donner une compo plutôt fusion.
1/G
Des Chants religieux sur des riffs musclés en
intro, FLESH 77 nous livrent le secret de leur « Enfance
». Ont ils été violés par un prêtre pédophile pour
déverser autant de haine et de brutalité? Sans doutes
que non mais ça ne m’aurait pas surpris tant que ça à
entendre certains cris porcins plaqués sur les
rugissements électrisés des grattes
Avec MARKIZE et
« Paperdoll », c’est carrément un chant féminin slave
aérien qui plane au-dessus d’un mur de son de grattes
sur un titre plutôt progressif dans sa 2ème partie.
Plutôt original comme démarche.
PSYKOTIC DREAMS nous
nucléarise avec Tchernofolies sur lequel le surnom de
hurleur pour un chanteur a rarement autant mérité cette
appellation.
SACHTA est en pleine préparation de
leur 1er album et nous donne un avant-goût de ce qu’il
nous concote. Faut pas s’inquiéter avec « Worry », le
groupe sait ce qu’il veut et cartonne sur un son
béton.
J’ai trouvé qu’il y avait un peu de Trust dans
ANARCHOPHOBIA et son « Tant Qu’il Y Aura » par ce côté
rock/punck et ses textes engagés pour un groupe bien
plus expérimenté que la plupart de ceux de cette compil
puisqu’ils en sont à leur 3ème album.
SHINRA, créé
beaucoup plus récemment souffre un peu de la comparaison
avec d’autres combos plus établis mais sa « Lune
d’argent » mérite beaucoup d’attention mais aussi d’être
plus étoffée question prod..
On grimpe un cran plus
haut dans l’agressivité avec le brutal hard core de
MORPAIN. Faut il vivre dans le nord pour n’avoir d’autre
solution que « Work or Die » ?
De plus en plus fort
pour HEAD BLAST qui refuse l’establishment avec «
Fucking Authority » mais est-ce qu’elle est bonne au
moins cette « Authority » pour mériter une telle passion
Brutal et Hardcore ?
Toujours du Brutal pour la
récente formation PSYCHOBOLIAet son Subcutaneous pour
qui, la particularité réside dans le chant …. Féminin
que l’on croirait tout droit sorti de la gorge d’un
chevelu énervé et gavé de bibine.
Death, trash et
Hardcore forment le bouillon de culture de LINE OF SIGHT
avec un hurleur qui s’époumonne à s’éclater le thorax
sur Unbecoming et des riffs posés sur une batterie
désynchronisée.
SWATT déchaine toute sa fureur par le
bien nommé Furious. Ce titre hardcore est très syncopé
et fleurte sérieusement avec les rivages du neo en
particulier sur un passage ralenti et sombre.
Bon,
EARL c’est nettement moins facile d’accès que tout le
reste avec un titre, « Décantation », une espèce de
Brain Storming musical constitué de riffs et de cris sur
des rythmes différents accolés sans véritable
transition. Surprenant et…. Quand même plutôt
déstabilisant.
Le metal alternatif d’OPPOSITE SELF
représente une oasis de paix aux côtés de tout ce qui a
précédé par ses bases progressives et agrémentées de
samplers sympa. « More and More » n’est pas mièvre loin
s’en faut car très péchu quand même mais mérite bien sa
place sur cette compil pour laquelle j’aurais bien aimé
« More and More » de variétés car il n’y a pas que du
death, du neo ou du brutal hard core dans le metal,
qu’il soit français ou d’ailleurs.
SWEETEARS avec «
Ces actes & ses Regrets » termine carrément l’album
sur une sonorité plus mélodique. J’ai adoré la lutte que
se livre le chant death masculin et le chant atmos
féminin sur le refrain de ce titre très mélancolique aux
accents de Placebo et autre Garbage.
En résumé, une
compil réellement très intéressante qui permet des faire
des trouvailles plutôt cool mais à mon avis, trop
orientée extrême. Du heavy, du prog et du mélodique
mériteraient d’avoir droit de cité à l’heure où les
productions de trash, death et neo deviennent légions et
se stéréotypent. Cependant hors de question de bouder
son plaisir et il faut souligner l’implication de nos
petits gars de French Metal dans ce projet qui, de plus,
est fort bien packagé avec une rapide bio de chaque
groupe dans le livret."
Punk (is) for Dummies : Avant de s'attarder sur la compilation
French-metal, un petit mot sur le webzine à l'origine de ce cd.
depuis 3 ans qu'il existe (et 2 ans que je le visite) ce webzine m'a fait
découvrir des dizaines de groupes excellents.
Mettant en avant nos formations nationales et ce dés leurs 1éres productions,
ce webzine remplit une mission fort interessante et réussit à promouvoir avec
les mots justes des groupes qui méritent notre attention.
Donc à coté de Punk4dummies dans vos favoris vous pouvez ajouter French Metal
(enfin Punk4dummies c'est encore mieux quand même). ;-)
Voila pour la pub mais le webzine confrére le mérite tout de même.
Nous pouvons nous interesser maintenant à cette compilation dans laquelle on
peut assez facilement se retrouver si on aime le rock/métal énervé...
A noter que ce sont les groupes qui ont demandé à participer, le webzine se
chargeant du choix du titre...si bien que Néo et Atmosphérique, se mêlent avec
la fusion...bref il y en a un peu pour tout le monde.
Seuls Sikh, Oxees, Psykotic dreams, Headblast, Corrupt the day et Morpain
m'étaient connus musicalement le reste m'étant soit totalement inconnu soit
connu nominalement. : la découverte reste donc un des principaux leitmotiv de
cette compilation qui prend donc ici son 1er interêt.
Ensuite, d'un point de vue musical, comme toute compilation il y a du bon et
du moins bon...mais il est toujours assez difficile de distinguer quels sont
les titres les plus interessants car pour le coup il y en a vraiment pour tout
les goûts de métalleux...
Sikh ouvre avec un néo-métal rappelant parfois Machine Head pour ses riffs aux
aspects power métal et lance 77 minutes (rien que ça!!) durant lesquelles j'ai
pu découvrir les excellents Markize (mon petit coup de coeur) avec un chant
feminin et une ambiance trés agréable rappelant After forever ou Within
temptation.
De même Oxees qui m'a rappelé à leur bon souvenir (bon un souvenir pas trés
vieux mais excellent groupe à decouvrir avec le titre 1/G).
Psykotic Dreams : des toulousains encore une fois,avec le titre qui ouvre leur
4 titres m'a relancé dans une écoute attentive suivie de Anarcophobia (dont
une visite du site web s'impose) et son brutal hxc avec "Tant qu'il y aura des
hommes".
Comme toute compilation on trouve parfois son bonheur et parfois on tombe sur
un titre qui ne nous enchante pas, si l'ensemble peut apparaitre inégal cela
reste un trés bon tremplin et une ouverture de l'auditeur à des genres ou des
groupes qui peuvent être inconnus car il ne fait aucun doute que l'efficacité
des Opposite Self, Attack vertical, Line of sight (et autres que je n'ai pas
cité) trouveront leur public...
D'autres vous surprendront comme les étonnants Sweethearts...
Vous pourrez trouver sous la chronique la tracklist avec le genre dans lequel
chaque groupe évolue...un indice pour voir si vous y trouverez votre compte.
Cette compilation "Contre vents et marées"...qui bénéficie déjà d'une pochette
trés sympathique, d'un nom rapellant aussi que les groupes "avancent quoiqu'il
arrive" est donc un support qui mérite que vos oreilles se penchent
dessus...car la scéne française est toujours créative, avec un petit
échantillon qui nous est ici proposé... Pour 8 euros ce serait dommage de s'en
passer...
Fannzic :
Je vous l’ai déjà dit en d’autres occasions, mais la chronique d’une compile
est toujours délicate… En tout cas j’attaque toujours ça comme un triple album
avec cinq CD bonus tellement il y aurait de choses à dire… Ici ce sont 20
groupes, pas moins, qui vont nous occuper. Précisons simplement que la compile
dont il est question ne contient que des groupes « volontaires », il n’y a
donc pas eu de sélection lors de la mise en place du projet, saluons la
démarche. Inutile de préciser non plus que les groupes sont Français, évident
? Je soulignerai aussi humblement que bien qu’étant intéressé par la scène
française, je ne connais quasiment aucun des groupes présents, ça complique ma
tâche mais ça augmente l’intérêt de la compile me semble-t-il.
On a déjà parlé ici de SIKH, premier groupe à œuvrer, et d’ailleurs le morceau
présent ici (« Malingo ») n’est autre que le titre d’ouverture du disque que
ces néo-metalleux ont sorti récemment. Un bien bon morceau au gros son et à
l’approche Machine Headienne et aux chants superposés de bonne facture. Ceux
qui sont intéressés par cette entrée en matière sont invités à (re)lire la
chronique qui leur est consacré. PULSION prend la suite avec un titre tiré de
leur (unique) album « Arkanum », une auto production sortie en octobre
dernier. Le groupe est originaire du Mans et joue un thrash/death carré dont
l’originalité ne fera pas forcément beaucoup d’ombre à d’autres groupes
présents sur le créneau mais « Marcheretik » est un titre convaincant,
énergique, rapide et technique ou la rythmique sait se faire savoureuse. Sans
faute pour cette apparition. ATTACK VERTICAL a également une actualité
discographique sur ces derniers mois puisque ce combo fribourgeois a sorti «
Human Race » en début d’année. Ces quatre garçons font une musique pas très
éloignée du rock (je trouve), la musicalité est bien présente et « Mony » est
un morceau complexe et sacrément bien construit. Le chant en Français est
maîtrisé et une fois passé le « choc » du style (pas aussi métal que ce que
j’ai l’habitude d’entendre… on est plutôt sur un gros rock), je trouve ce
combo intéressant. Généralement on sait assez vite si un titre va nous plaire
ou pas. Dès le début de « Scheduled Human Decay » de CORRUPT THE DAY j’ai su
que j’allais avoir du mal… Globalement creux, le chant hurlé façon coreux
m’irrite inévitablement. Ce morceau est tiré du deuxième EP « Scheduled Human
Decay » (justement) qui s’avère être la première vraie sortie du groupe sous
ce nom puisque l’EP précédent était estampillé ADRENA. Un groupe jeune qui a
peut être encore un peu à travailler mais c’est le lot de tous les groupes
après tout ! NINE STREET ARAGO déboule avec un mix hip-hop metal sautillant
(du jump metal quoi…). « You’re A Champion » sonne lourd mais peu original,
j’ai l’impression d’avoir déjà entendu ce son pendant les années 90, et j’en
suis totalement revenu. Le titre est issu de « Avenir Imparfait » (2004) qui
apparemment a eu un bon accueil par la critique… question de goûts bien sûr !
OXEES avec « 1/G » marquera par un son de caisse clair outrageusement
claquant, le morceau est toutefois fort bien construit. Ce représentant de la
scène nordiste (Valenciennes) pratique une fusion tout à fait recommandable…
au moins aux amateurs du style. FLESH 77 est un groupe formé en 99 et qui
existe sous sa forme actuelle depuis 2001, et il fait partie des quelques
groupes que je connais puisque j’avais eu à chroniquer leur album « Spectral K
». Vous trouverez dont la chronique en ligne sur le site, sachez que « Enfance
» est un titre lourd aux ambiances très bien posées qui rappellera à certains
MASS HYSTERIA… Du bon. Je suis en général assez allergique au chant féminin.
Dès les premières lignes de chant de MARKIZE j’aurais pu être tenté de fuir
mais au bout de quelques secondes à peine j’ai compris que pour une fois cette
voix était vraiment exceptionnelle ! Loin du braillage trop entendu dans
certaines branches du metal, le titre « Paperdoll » m’aura permis de découvrir
une chanteuse à tomber… Alina Dounaievskaya est cofondatrice du groupe (2003)
et offre une prestation tout en puissance, en justesse et en sensibilité.
Attention, ça ne changera pas mon opinion générale sur le chant féminin dans
le métal, mais au moins voilà l’exception qui confirme la règle. Un titre
hautement recommandable, j’en ai encore des frissons… PSYCHOTIC DREAMS nous
remet les pieds sur terre, avec une petite grimace (navré). D’après la
présentation du groupe, on a affaire à cinq musiciens issus d’horizons
différents posant sur une rythmique metallique des ambiances originales. Pour
ce qui est du metal, il faudra se contenter d’une rythmique basique et un peu
facile sur laquelle vient se poser un chant hurlé que je ne supporte pas. Le
titre présenté ici s’appelle « Tchernofolies » et est tiré de « Songes et
Désillusions » sorti en 2004, au global je trouve ces presques cinq minutes
dispensables. SACHTA est un groupe qui vient de Chinon et qui existe depuis
2001. La rythmique posée sur ce « Worry » n’est pas non plus super originale,
on trouve deux chanteurs (un « growl » et un chant hurlé) qu’on pourrait
qualifier d’assez classique pour le style pratiqué. Les influences death metal
sont toutefois bien assimilées et le deuxième chant vient en appui et s’avère
intéressant. Un morceau encourageant pour un jeune groupe qui compte un EP et
un album à son actif. ANARCHOPHOBIA porte un nom qui définit en partie le
style pratiqué : brutal punk hardcore. Le phrasé, les riffs et les textes
trahissent sans aucun doute les affinités punk du combo qui existe depuis plus
de 10 ans et compte une centaine de dates à son actif ! Une expérience de la
scène qui sert ici la spontanéité et l’énergie. Un « Tant qu’il y aura »
complètement décallé et un son de gratte comme il fait bon entendre.SHINRA
fait figure de petit nouveau pour prendre la suite, le groupe existe depuis
mi-2004 et a stabilisé son line-up en 2005. Le son est digne d’une
autoproduction à petits moyens, et le morceau manque encore de personnalité…
un peu poussif, un chant trop en retrait (petits moyens… OK) font de « Lune
d’Argent » un titre prometteur si on regarde au loin… Voilà le lot de bien des
groupes débutants, il va falloir se faire une place ! Hasard d’un placement
audacieux, SHINRA suivait un groupe à l’expérience évidente, et précède un
groupe plus carré, plus rapide, plus agressif : MORPAIN. « Work Or Die »
définit bien le style du groupe, du brutal hardcore efficace et… brutal. Sans
concession, le chant est de bonne qualité fricottant parfois avec le grindcore
et c’est ainsi que ce groupe tout droit venu d’Hénin Beaumont dans le Pas de
Calais se place en tête de mon palmares pour cette compile. Du bon ! HEAD
BLAST est en parfaite continuité de MORPAIN, même impression de brutalité, un
chant moins convaincant mais un « Fucking Authority » rageur comme le laisse
entendre le nom du morceau., tombant encore un peu plus dans le grindcore tout
en gardant bien en évidence ce suffixe « core ». Un groupe encore jeune mais
qui propose une musique aboutie et qui en a sous le pied, j’en suis sûr. Le
coup avait déjà été fait avec un groupe en pleine ascension qu’est BSD mais
dans un style plus thrash, ici on parle de death et pour faire le lien avec le
groupe que j’évoquais sur la ligne précédente : PSYCHOBOLIA évolue avec une
dame au chant ! Dit comme ça, ce n’est pas frappant… il faut écouter «
Subcutaneous » pour faire des yeux ronds d’étonnement. Une voix puissante pour
un titre death metal musicalement d’une banalité remarquable mais qui aura le
mérite de cette incongruité. Mention bien pour la chanteuse, passable pour le
reste. Issu d’un promo 3 titres paru en 2005 ce titre contribuera-t-il à ce
que le groupe puisse vivre de sa musique comme il l’ambitionne ? On leur
souhaite, mais gardons à l’esprit le nombre de groupes européens (je compte
large) capable de vivre de leur art… et allumons un deuxième cierge. D’un
titre à 100 à l’heure, on passe sur une intro lente interprétée par LINE OF
SIGHT on s’attend à une suite thrash old school, puis à du death, en fin de
compte ce sera plus proche du hardcore. Pas de réelle accroche sur ce titre, «
Unbecoming » est tiré d’un maxi qui sortira courant 2006. De bonnes idées et
surtout un vrai savoir faire, pourtant d’un groupe qui affiche bientôt 10 ans
d’existence au compteur on pourrait attendre un peu plus que ça. Guettons
d’une oreille. SWATT fait du metalcore avec pas mal de power metal à
l’intérieur. Toujours un peu la même chose dans ce style musical, on notera
peut être chez ce combo de l’Oise un vrai savoir faire sur les breaks qui sont
aussi inattendus que mis à profit. Un chant growlé au dessus de la moyenne
donne une réelle énergie au morceau tiré de l’autoproduction sortie l’an
dernier « Leaving The Concrete », malheureusement mon ressenti sur ce style
musical est toujours un peu le même : l’ennui. « Furious » porte bien son nom,
rien à redire là-dessus, mais encore une fois à réserver aux amateurs du
genre. Le son n’est pas le même pour EARL, dans un style moins définissable si
ce n’est par une approche « jump metal ». Beaucoup de délires sonores dans ce
« Decantation », ça semble être la marque de fabrique du groupe, qui au moins
en a une ! Du coup ça en devient vraiment intéressant. On n’accroche pas
forcément à tout et il faut aimer ce genre de style qui part dans tous les
sens et qui touche à tout. Entre originalité et maladie mentale, voilà un
groupe hors norme qui du fait de son inclassabilité devient indispensable.
OPPOSITE SELF me fait beaucoup penser à ces groupes américains qu’on voit
beaucoup sur les chaînes musicales… C’est bien fait, le titre « More And More
» sonne très pro et mérite l’étiquette alternatif. Différent de ce qu’on
attendait sur cette compile, original mais un tantinet frustrant parce qu’on
attend à chaque instant un vrai décollage du morceau, mais il restera au
niveau du sol, pour le plus grand bonheur des amateurs de musique planante, et
au grand désarroi de ceux qui cherchent plus de lourdeur dans le metal. Pour
clore cette compile remplie autant que c’est techniquement possible (76
minutes quand même…) on tombe encore plus dans l’original en s’éloignant d’une
impression métallique qui se serait contenté du premier chant qu’on entend. Le
groupe cultive les paradoxes, dans un premier temps dans son nom SWEETEARS qui
acolle volontairement « sweet » et « tears » (doux et larmes), mais aussi dans
le chant puisqu’à un chant mélodique vient se superposer un hurlement
totalement insupportable qui n’aura pas été loin de me pousser à arrêter
l’écoute… Un peu difficile pour terminer l’écoute, SWEETEARS a les qualités
pour me plaire musicalement si on occulte ce deuxième chant…
Je n’en jette pas plus, cette compile touche à sa fin. Beaucoup beaucoup de
groupes, un panel très large de ce qu’on peut entendre aujourd’hui dans le
metal. Quelques noms resteront dans mon esprit comme MORPAIN ou HEAD BLAST, d’autes
sont déjà oubliés… c’est le triste lot des compilations. Belle initiative
encore une fois de French Metal (www.french-metal.com), cette compile est
dispo pour 8€ seulement (rendez vous sur le site :
ICI). Il y en a pour tous les goûts ou presque et désolé pour la longueur
de la chronique...
Chroniqué par Guillaume. Mise en ligne le 13 Mars 2006 à 17:18:07
Thrashocore : Comme j'avais déjà déblatéré sur l'intérêt d'une compilation
lors de la chronique du 1er opus de la compilation French Metal, je ne vais pas
refaire mon topo. Non, à la place, je me suis posé la question suivante : est-ce
qu'une compilation de nouveaux groupes de métal peut à la fois réduire le
chômage, combler le déficit des finances publiques, calmer les banlieues, et
empêcher que ma baignoire déborde ?
A priori, non.
A postériori, non plus, à part si le CD est muni d'une alarm'eau (pour la
baignoire, évidemment.) Qu'est-ce qu'un alarm'eau ? eh bien pour ceux qui n'ont
pas fait Technologie en 3ème avec moi au Collège Joey Starr de Voulnieux, l'alarm'eau
est un dispositif ingénieux qui émet un son de type klaxon phtisique quand l'eau
atteint le niveau désiré, et prévient ainsi l'usager d'un débordement inopportun
surtout si on a un radiateur électrique au pied de la baignoire. Ce dispositif
avait d'ailleurs comme talon d'Achille l'étanchéité, donc il fallait faire gaffe
de à pas la faire tomber dans le dit-bain sous peine de voir l'avertisseur
sonore réduit au rang de sirène aphone.
Donc pour en revenir au disque, il ne peut servir ni à réduire le chômage, ni à
combler le déficit des finances publiques, ni à calmer les banlieues, et encore
moins empêcher que ma baignoire déborde, ce qui est pourtant fort dommageable,
ça m'aurait au moins évité un dégât des eaux.
Le webzine French Metal a remis ça avec 20 nouveaux groupes, la plus part
inconnus (à part Sikh et Swatt, j'ignorais le nom du reste des groupes),
français et suisse, francophones ou anglophones mais pas d'helveticophone. (Je
signale à nos nombreux lecteurs étudiants en Histoire de l'art que "helveticophone"
veut dire "qui parle le suisse".) Tout d'abord un commentaire global sur le CD :
les chansons sont dans l'ensemble d'une bien meilleure qualité sonore que le
premier CD. De même, la qualité moyenne des groupes est également bien
supérieure. Est-ce que les organisateurs du webzine ont fait un stage "Sadisme
et humiliation de tocard" avec le magnifique jury d'"A la recherche de la
nouvelle Star" ? Laurence Boccolini aurait-elle rejoint le staff ? Si oui,
est-ce qu'il reste de la place encore ? Je n'en sais rien mais le résultat est
là. D'autre part, le visuel est également beaucoup plus joli que sur le 1er
disque, même si ce détail est mineur. Allons-y, donc.
Sikh m'a furieusement fait penser à Watcha, à l'époque
(lointaine maintenant) où ceux-ci faisaient du métal ; donc en résumé, du gros
néo syncopé et slappé, qui font une grosse patate. Il y a fort à parier que leur
album est du même acabit, donc à suivre.
Ensuite, son ultracompressé, et chanteur qui a l'air de forcer sur sa voix ;
pour la musique, un gros thrash sans forcément beaucoup d'originalité, mais
efficace tout cela, c'est Pulsion. Afin d'augmenter leur potentiel destructeur,
je leur conseillerai tout de même de travailler la voix, parce que là les cris
tiennent plus de l'aboiement qu'autre chose.
Attack Vertical a du être cover band d'In Flames tant cela y ressemble.
J'exagère un peu, le groupe tenant à la fois d'In Flames et de Caliban (période
derniers albums). Le chant en français est suffisamment rare pour être noté, le
son est très bon, malgré ça, je n'ai pas accroché au chant, ni plus à la
musique.
Un peu comme Attack vertical, Corrupt the day m'a fait pensé à du Caliban
période chant clair dans les refrains, autant dire pas ma préférée. Honnêtement,
je n'aime pas le chant, les cris sont trop légers pour être réellement
impressionnants, et le chant clair bien que juste, est trop peu inspiré.
9 Street arago produit lui du jump métal comme Pleymo n'en fait plus, avec riffs
simplissimes et scratches de DJ. Tout ça m'a ennuyé assez rapidement, pas ma
tasse de café (j'aime pas le thé non plus.), mais après tout c'est bien normal
je peux plus sauter depuis que j'ai une hanche en plastique et un pacemaker.
Oxees ensuite m'a rappelé un OGM du Primus et de System Of A Down, autrement dit
du métal un peu foutraque, sympathique en diable, malgré un chant relativement
quelconque. Mention spéciale à la section rythmique, furieusement dynamique,
notamment le bassiste.
Avec une intro avec des tablas/sitar/chant indien, je m'attendais à une sorte de
crossover métal/musique orientale, un peu comme Nile, le brutal death en moins.
En fait, rien à voir, puisque cette intro n'a strictement rien à voir avec le
reste de la chanson, en gros du lofofora, la voix du chanteur ressemblant à
celle de Reuno. Là c'est l'inverse des autres groupes, autant la musique de
Flesh 77 m'a laissé relativement froid, autant la voix est vraiment bonne.
Markize est le seul groupe à meuf de cette compilation, et malgré un son qui
manque un peu de tonus sur la batterie, mais qui est très correct, leur chanson
est très sympa, axée un peu métal gothique à la Nightwish, les growls en moins,
et en moins chiant que Nightwish (oui je sais j'aime pas Nightwish non plus.).
Il y a par contre un break ou la chanteuse s'essaie à des contre-uts de sopranes,
mais là c'est franchement faux. Donc à proscrire, d'autant que le reste de la
chanson n'a pas besoin de ça.
Psykotic dreams donne dans la fusion des années 90's un peu plus thrashisé pour
être au goût du jour. Le son est très bon, la compo n'a rien de furieusement
originale, et un peu longue. J'ai eu un peu de mal avec la voix par moments. Je
vais laisser.
Sachta donne lui dans le death/HxC, très dynamique, et malgré un son assez
bizarre (un excès de réverb' sans doute) la chanson est bien brutos et
dynamique, intéressante. A suivre avec un son un peu moins brut ou mieux mixé.
Anarchophobia joue un punk/death assez jouissif, très déconnant ; en preuve le
refrain : "Tant qu'il y aura des hommes, il y aura des cons. Tant qu'il y aura
des cons il y aura des hommes." Tout est dit, on se prend pas la tête et on
moshe. Le son n'est pas génial, mais je ne pense pas que ce soit la
préoccupation majeure du groupe. Il est néanmoins bien mixé.
Shinra est le gros ratage de cette compilation. Le batteur a du mal à être
carré, et pire, ne passe carrément pas les blasts ; donc un petit conseil :
travailler plus les chansons pour que ça ne sonne pas tocard. Surtout quand on a
comme but de faire comme style du death à la gojira. Résolument le groupe a
réellement besoin de "travailler son set", comme ils le disent eux-mêmes dans
leur set.
Avec un nom de groupe comme Morpain, et un titre de chanson comme "Work or Die",
on sent instantanément que la subtilité ne va pas être de mise. Et c'est
effectivement le cas avec du gros brutal/HxC qui envoie des bûches (et pas de
fromage de chèvre), par contre, par pitié, diminuez la compression sur la
batterie, on dirait qu'elle va imploser.
Un peu dans le même genre, Head blast prends la suite. Le son est plus faiblard,
mais nettement mieux mixé. J'en ai pas grand-chose à dire à part que ça bourre
bien et que le chanteur a un registre de voix assez étendu des gris aigus aux
growls tout passe bien.
Psychobolia ne pas non plus dans la dentelle ou le point de croix, là on est
purement et simplement dans le brutal death hargneux. Pas mon genre non plus, ça
me fatigue très, très vite surtout sur 2'57.
Line Of Sight donne dans un death varié (du mid-tempo au blasts) la voix est
bonne dans les growls, mais un peu légères dans les cris aigus ou non, mais la
compo est fluide, dynamique.
Swatt j'ai déjà vu en concert, et il est suffisamment rare que je découvre et
que j'apprécie un groupe en live pour le signaler. Donc je ne rentrais pas en
terre inconnue. Swatt propose un mathcore des plus techniques, auquel ils n'ont
pas oubliés d'ajouter quelques parties pour le mosh, plus faciles d'appréhension
par l'auditeur. Au final une compo agréable et variée, bien que la batterie
sonne faible sur la caisse claire.
EARL on dirait pas qu'ils chantent, on dirait qu'ils vomissent sur du punk
mélangé à de la fusion, rien de bien révolutionnaire quoi. Bref, rigolo au
départ pour l'aspect détraqué, lassant au milieu et fatigant à la fin.
Opposite self est le seul groupe à sample de cette compil' mais la base est
plutôt métal classique, un peu à la Mass hysteria, je n'ai pas plus adhéré que
ça (mais c'est normal je suis entièrement en Téflon ®)
Et on termine par Sweetears qui eux donnent dans le rock on ne peut plus
classique avec arpèges, été refrains avec de la saturation, mais le chant en
français, genre Kyo pleurnichard, a tendance à me brouter les noix velu. Ajouter
à ceci, une prod plutôt moyenne, il n'y a rien à garder ici.
En résumé, j'approuve une nouvelle fois la démarche de notre confrère Webzine
French Metal, et mes favoris de cette édition sont Sikh, Oxees, Anarchophobia,
Sachta, Headblast, et Swatt. Sinon mes favoris pour le critérium de la Flèche
Castelroussine sont Sylvain Marcaillou de l'AS Seyssinet-Seyssins, Jean
Baldassari de l'ECV Boulzicourt et Eloi Tassin du Brisons St Innocent CYC.
Chroniqué par $am - Note : 7.5/10
Pogoslam : Depuis maintenant un peu plus de trois ans,
French Metal,
webzine confrère, défend la cause des groupes français, petits et gros.
Et l'idée de montrer un panorama des valeurs montantes hexagonales sur un disque
est une assez bonne idée ! Après un premier volume publié en juin 2005, voici
donc ce
Contre Vents et Marées,
faisant le point sur 20 groupes des quatre coins de France (et même de Suisse).
Les styles proposés par les groupes présents sont variés : on passe allègrement
de thrash plutôt mélodique influencé par
Sepultura/In Flames
avec des parties chantées (Pulsion,
Attack Vertical
ou Corrupt The Day)
à de la fusion (Nine
Street Arago,
Oxees).
Côté brutalité plus radicale, on est aussi très bien servis ! Les groupes
présents sur cette compilation se plaisent à mêler hardcore et metal extrême :
avec Sachta,
Morpain,
Headblast
ou Line Of Sight
(pour ne citer qu'eux !) on a droit à un ramonage de conduit auditif qui fait
plaisir !
Il en est de même pour
Psychobolia
et son death plutôt old-school super efficace, le chant rocailleux est assuré
par une demoiselle (!) qui en a dans les cordes vocales, contrastant
complètement avec le doux chant de la chanteuse de
Markize,
officiant dans un registre plus aérien sur une rythmique entre progressif et
gothic metal.
La fin de cette compilation fait retomber la tension, on se calme quelque peu
sur le metal alternatif d'Opposite
Self ou l'"emo rock alternatif" de
Sweetears,
mais en fin de compte ces deux derniers titres se démarquent juste par leur
mollesse après tous ces gros riffs, dommage !
En conclusion, l'initiative de cette compilation est des plus louables : un
disque rempli ras la gueule (77 minutes !) pour 20 titres, on a vu pire comme
compilation ! Il y en a donc là pour tous les goûts même si le metal à tendance
brutale domine, vivement le
volume 3 !
La Part d'Ombre : Après la compile "de l'ombre à la lumière" parue en 2005 le webzine FRENCH METAL nous remet le couvert en ce début 2006 ! "Contre vents et marées..." nous offre à nouveau 20 titres pour à nouveau 20 groupes différents, comme ça y'a pas de jaloux ! Et avec un panel 100% Français siouplait ! 20 titres... ça fait long dit comme ça mais la quantité n'est pas là pour rattraper le manque de qualité ! Chose qui fait souvent défauts. A bon entendeur... ! Une prod déjà bien propre pour la plupart des titres et on entre donc dans 75 bonnes minutes sans réels défauts à ce niveau ! A la fois hétéroclite et homogène cette nouvelle assemblée prend elle tout sens nous présentant bon nombre de groupes que localement connus et pour pas mal d'entre eux autoproduits ! Le tout avec donc une assez bonne variété ! Des amateurs thrash et power ce sont d'ailleurs des PULSION, CORRUPT THE DAY, FLESH 77 et SWATT qui vous en mettront plein la vue avec des titres tous bien aboutis. Ceux qui préfèreront la rage HxC ou la lourdeur death auront aussi de quoi se mettre sous la dent avec SACHTA, MORPAIN, HEAD BLAST, PSYCHOBOLIA, EARL, LINE OF SIGHT. Sinon si la puissance s'allie pour vous plus vec mélodie, de moyennes à de très bonnes surprises se manifesteront avec SIKH, ATTACK VERTICAL, CORRUPT THE DAY, SHINRA. Mais une compile FRENCH METAL c'est aussi une compile ouverte qui propose des choses dîtes plus barrées avec des approches fusion, ragga, hip hop, punk et plus avec NINE STREET ARAGO, OXEES, PSYCHOTIC DREAMS, ANACHROPHOBIA et OPPOSITE SELF ! Pour finir, MARKIZE, OPPOSITE SELF et SWEETEARS seront la touche de douceur de cette compile assez bien agitée dans l'ensemble ! Bref, en remettant le couvert avec "Contre vents et marées..." le zine FRENCH METAL nous ouvre à nouveau l'attention sur un bon nombre de formations qui ont pour la majorité des choses intéressantes à dire ! Fort à parier que bon nombre émergeront de leur underground ! Mais que cela ne vous empêche de les aider, pour 7 malheureux euros vous aurez avec tout ça un packaging soigné et un livret bien descriptif ! Bon boulot et bonne cause donc pour FRENCH METAL et les groupes ici présentés.
Purkas :
Super initiative du webzine French Metal que de présenter sous cette forme
différents groupes de la scène underground hexagonale.
Cette compilation ne
regroupant pas moins de 20 combos, nous dévoile une scène underground très
active et relativement variée. Néanmoins, on peut regretter qu’elle puisse être
très ciblée pour le public par le choix des styles présentés.
Hormis, quelques
exceptions, cette compilation est orientée vers les groupes metalcore, hxc,
cross over dirons-nous. Il n’aurait pas été négligeable de présenter d’autres
styles mais si cette expérience est convaincante pour les protagonistes de cette
compile, peut-être que nous aurons le droit à d’autres présentations d’autres
groupes et styles dans quelques temps.
Sur les 20 groupes et dans l’ensemble, la qualité
est présente. L’écoute est agréable et le choix de l’ordre de présentations
également. En espérant que cela puisse être bénéfique pour chacun des combos et
pour les concepteurs de cette très bonne initiative.
Le potentiel étant
présent dans chacun de ces combos, s’ils persistent dans cette voie, nous
pourrions avec plaisir en entendre parler d’avantages
Chronique réalisée par Krys -
Note: 8/10
Metalfly : Le webzine French Metal a fêté ses 3 ans d' existence en ce début d' année . Il a pour l' occasion sortie une nouvelle compilation de groupes metal français (et même suisse). D' une manière générale, cette compil "Contre Vents Et Marées" est un peu plus variée dans les styles que sa grande soeur "De L'Ombre A La Lumière". Elle est aussi malheureusement d' un niveau assez inégal et du coup un peu hétéroclite. On retiendra malgré tout les titres "Malingo' de SIKH aux accents de Meshuggah , le sympathique"Money" de ATTACK VERTICAL, "Schleduled ..." à la Unearth de CORRUPT THE DAY, le très actuel et brutal "Work Or Die" de MORPAIN, la série d' enfants de choeurs avec les groupes HEAD BLAST à SWATT et peut être quelques autres ...
Bref, une compil un peu fourre tout mais qui réserve tout de même encore quelques bonnes surprises et découvertes. Une initiativeà saluer et à encourager malgré tout !!!
Transit Mag : Voilà déjà le deuxième volet de la compilation de l’excellent webzine French Metal, un webzine entièrement dédié à la scène metal française. Une multitude de groupes de qualité ont vu leur chronique et interview défiler sur ce site. Le principe de cette deuxième compilation est toujours le même, faire connaître au grand public des petits groupes de qualité qui déchirent tout sur leur passage. Côté style, on trouve beaucoup de variations, cela va du néo jusqu’au death / grind en passant bien sûr par le metalcore ! J’ai particulièrement accroché sur le power metal quelque peu chaotique et bien groovy de Swatt, le brutalcore teinté de death de Morpain ainsi que sur le metalcore explosif de Psykotic Dreams et sur le son si original du metal mélodique de nos héros fribourgeois d’Attack Vertical (seul groupe suisse présent sur cette compilation). Mais pour mieux vous en rendre compte, le mieux est de se procurer cette galette au plus vite et de la dévorer jusqu’au bout et ceci sans retenue. En tout cas French Metal frappe à nouveau où il faut tout en apportant un énorme soutien à des groupes underground qui le méritent amplement.
Nawak Posse : Et c'est reparti pour un deuxième tour: on reprend le même
concept, des nouveaux groupes et la même envie de promouvoir la scène française
pour une deuxième compile French Metal.
Critiqué et aimé lors de la première édition, French Metal
remet le couvert et nous sert ici 20 groupes allant du Métal au Hardcore, en
passant par des mélanges de styles variés.
A première vue, on trouve toujours une présentation des groupes à l'intérieur du
livret, comprenant une mini bio, des adresses diverses où joindre et s'informer
sur le groupe. Est donc encore présent ce petit plus non négligeable permettant
aux groupes présents sur la compile de se faire connaître.
Mais, je vous vois déjà faire une tête sceptique, pourquoi donc refaire une
compile si tout est identique à la précédente? Tu me suis ou quoi ?
Et bien c’est tout simple, il y a une multitude de groupes inconnus ou très peu
connus en France !
Voila donc le pourquoi de cette compile, en espérant que la deuxième fois soit
la bonne et que ce message soit bien claire, bref.
Passons aux principaux intéressés, par flémardise, mais surtout car le but de
cette compile est de découvrir ou redécouvrir de nouveaux groupes, je vous
épargnerai une énumération fastidieuse de ceux présents sur la galette.
Intéressons-nous alors à l'artwork, tout d'abord une pochette représentant un
cargot échoué, rien de bien explicite, mais celui-ci prend tout son sens
lorsqu'on prend la peine de lire le titre du cd, " Contre Vents et Marrées ".
La première idée qu'il me vient à la tête fait référence à des groupes qui se
battent pour exister et faire connaître le fruit de leur travail. Et sans doute
un petit clin d'oeil à ceux qui ont craché sur la première édition, mais je ne
m'avancerais pas trop.
Cet artwork succédant donc au premier, après la naissance, la lutte pour sortir
la tête de l'eau, et se faire une place dans le monde cruel de la musique (je
n'irais pas jusqu'à parler du show biz).
Ne vous inquiétez pas, cette compile n'est pas remplie de sens cachés, de
pensées philosophiques ou de messages subliminaux, mais simplement de groupes
français à découvrir , le tout guidé par un concept honorable.
C'est donc avec une oreille attentive que je vous proposerais de vous pencher
sur cette compile, on n'y rencontre pas de groupes ultra connus, mais on n'est
pas forcément déçu du voyage pour autant.
Reste à vous d'aimer ou pas...
(Chronique réalisée par Ax7)
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Chroniques de la compile "Into a Thrash HxC Circle" (2004)
True Metal Zic : "Voici une sacrée compilation "Into a Thrash Hardcore Circle" qui a été réalisée avec passion et beaucoup de travail par l'association "Le cercle de Belfort"regroupant au sein d'une compilation Thrash-Hardcore 18 jeunes groupes français... Le résultat est plutôt bon. On retrouve d'excellents groupes comme Broken Edge, Furia, Anarchophobia ou Insane qui sévissent actuellement dans la scène underground. Rien de mieux pour se faire connaître qu'une bonne compilation !!! "Into a thrash Hardcore Circle" vous donnera l'occasion de découvrir de nouveaux groupes qui n'ont pas à rougir des "maîtres" et méritent eux aussi autant d'attention de votre part. A découvrir d'urgence surtout qu'en le commandant auprès des groupes vous pouvez l'avoir pour la maudique somme de 8 euros!!!!!"
Blaise 15/20.
Metalfly : "Heureuse initiative qu'a eu cette association de Belfort que de regrouper des titres des groupes qu'elle avait fait jouer dans sa région. On retrouve donc à côté des groupes locaux quelques combos reconnus dans l'underground et dont les qualités ne sont déjà plus à prouver (Furia, Broken Edge, Breakpoint). Pour chroniquer cette compil , il serait néanmoins fastidieux ici de faire une description titre par titre. Je vais donc m'attarder sur quelques morceaux choisis.
Le CD débute donc par un "Dust of Pain" du groupe Broken Edge. Tous ceux qui connaissent notamment leur album "Obey and conform" savent à quoi s'en tenir. Excellente introduction pour cette compil variée où beaucoup de styles sont représentés. Passons ensuite aux Breakpoint dont le "None to sell" avait déjà attiré mon attention. C'est une heureuse nouvelle que de savoir que malgré les problèmes de maisons de disques, ils ont pu sortir un deuxième album (très bon qui plus est)... Le morceau suivant est "Anarchyca Utopia" des Anarchophobia dont vous pouvez également lire la chronique du "Live à l'Austrasique". Il s'agit ici d'ailleurs également d'un live mais celui-ci est issu d'un autre enregistrement. Le groupe de "Brutal Punk HxC" a toujours sont petit côté vosgiens (les délires) et semble avoir progressé en tant que musiciens. suit ensuite Freaklab et leur "Ici pour lutter" auquel je n'ai pas vraiment accrocher, la faute surtout à cet écho qui gache tout sur le chant!! Dommage car il y a de bonnes idées. enfin bref, passons à Edwood. J'ai eu l'occasion de voir une vidéo live d'un de leur titre ("Out of Control"). Cela ne m'a pas franchement convaincu. Mais là je trouve leur titre présent sur cette compil bien meilleur. Un petit intermède tranquille avec chant clair au milieu d'un titre hardcore assez classique. Le seul problème qui reste c'est peut être ce chant hardcore encore trop poussé (ça manque de nuance quoi). On passe ensuite aux excellents Furia. Le groupe de Black Metal français, peut être le plus prometteur de l'écurie adipocère nous livre ici une version live de ses "Mémoires d'outres tombes". Rien à redire ! Allez je m'attarderai que sur deux autres groupes de peur de trop vous saouler (cela c'est sans doute la période de l'année où l'on peut se le permettre le plus). Le premier de ceux-ci est Leichi Ko Va. Vous les connaissais sûrement si vous ne fermez pas le radio.blog quand vous venez sur le zine. Bref ce groupe d'Alençon est toujours aussi sympathique. Il nous délivre ici un titre plus sombre et rentre dedans qu'à leurs débuts ce qui n'est que pour me déplaire. Le dernier groupe dont j'aimerais maintenant parler c'est Stalefish. Stalfish ou la collision entre Slipknot et Aimable !!! lol! Sisi souvenez vous l'accordéoniste. L'idée de l'accordéon dans le Metal avait été introduit par le groupe nordique de black Metal Finntroll. L'idée ici est ici est de le mêler à un néo Metal plutôt brutal. Cela donne un titre assez varié mais fort intéressant. Mais avis que c'est un groupe qu'il ne faut pas louper live!!! Même ceux qui n'aimeront pas le résultat seront obliger de leur reconnaître une certaine part d'originalité!
Bref, beaucoup de groupes et de morceaux sympathiques au son très moderne. Une compil donc à recommander et une initiative à saluer."
Gwen le 29/12/2004.
W-Fenec
: "Ce n'est pas une compilation que propose l'association Le Cercle, mais 4
d'un coup ! 5 heures de métal pour tous les genres à se mettre sous les dents.
Into a Heavy Circle, Into a Black Circle,
Into a Death Circle et enfin ma préférée
Into a Trash
Hardcore Circle.
Difficile d'assimiler autant de titres et de groupes différents, comme toute
compilation, le meilleur côtoit le pire, mais enfin il y en a pour tous les
goûts et toutes mes couleurs. Au programme des compils quelques bonnes
découvertes, ou de redécouvertes, en passant : Dark Poetry dans une
version très death à la Manimal, Leïchi.K.O.Va, Furia
qu'on ne présente plus, dans la section Black Malevolentia et
Nirnaeth, on y croise aussi Moonstone, les normands de Madame
Guillotine, Beyon-d-lusion, Ellipsis au rayon heavy et
Tears in vain, Vacarme et Benighted pour la compilation
Death.
Les titres live cotoient les titres studio à la production impeccable, un live
de Anarchophobia et de Furia, des bribes colériques de
Freaklab, ou la fusion orgasmique d'Insane, où les guitares se
mêlent aux synthés avec symbiose, le tout soutenu par un chant plus hardcore
que trash, "Only angry" porte mal son nom vu les nuances qu'elle comporte,
assez appréciable d'ailleurs. Un titre au son assez lointain de Dioxyne,
puis c'est Leïchi.K.O.Va qui matraque avec "Goût Amer" qui asurtout le
goût de Lofofora. M'Gueta défouraille sévère, mais contrairement
à Attentat Sonore aux titres déséquilibrées, ici on a cependant
pris le goût du risque. Portez une oreille attentive à Skaut ou
Stalefish, vous pourriez être surpris au passage, le trash-musette de
Stalefish vaut son pesant de cacahuètes, "Hostiliste" se hisse au dessus
de pas mal de titres de cette compilation, au niveau de la composition mais
aussi de la production."
Pooly Février 2005
Les acteurs de l'ombre : "La série de compile « Le Cercle Métal » est née de
l’initiative d’une petite association de Belfort. Cette jolie opiniâtreté a été
crée pour promouvoir le métal hexagonal sous toute ses formes : le heavy, le
Death, le Black et le Hardcore. Nous nous attarderons sur la compile « Into a
Thrash Hardcore Circle ». Celle-ci regroupe des groupes de Hardcore et consort,
à savoir le néo power, le hardcore, le punk.
Des groupes encore méconnus côtoient des groupes qui se sont déjà forgé une
identité sur la scène française comme Broken edge, Furia ou encore Insane, grâce
à un ou plusieurs albums disponibles dans les bacs.
La qualité des morceaux proposés ici va du bon au mauvais et pour tout dire les
trois quart des groupes présent ici sont plutôt médiocres ou anecdotiques. La
prod est dans l’ensemble plutôt mauvaise.
Le problème avec cette compile est que celle-ci est vraiment trop bourrée ; Du
métal thrash/ hardcore en veux tu en voila et raz à la gueule, 1h13 de métal ça
commence à faire beaucoup, surtout quand la plupart des groupes ne sont pas des
plus novateurs. Cette compile est un melting pot de tout ce qui se fait en
France : les groupes confirmés comme Broken Edge, Furia qui nous proposent un
titre live extrait de leur DVD, Breakpoint et Dark poetry dont le power thrash
est des plus efficace et bien foutu. Des groupes inexpérimentés, des groupes pas
des plus originaux, des compos enregistrées en studio, dans la cave à mémé ou en
live, qui est le cas de Anarchophobia et des petites surprises comme Stalefish
qui n’ont pas peur d’agrémenter leurs gros riffs de bourrin avec de l’accordéon,
ou encore Insane que j’ai découvert et apprécié il y a un peu près deux ans lors
d’un tremplin rock au Gibus, coincé entre deux groupe plutôt minables et qui se
sont fait éjecter si mes souvenirs sont bon. Certains titres sont en français
comme Anarchophobia , Freaklab et Desybes.
Cette compilation propose beaucoup de groupes dans des styles de métal
similaire, mais n’est pas vraiment convaincante. Seuls 3 ou 4 groupes sont de
belle facture comme Breakpoint (même si la prod n’est pas vraiment à la
hauteur),Furia, Insane et Stalefish. Le reste des titres proposés sont bien mais
sans plus ou alors carrément mauvais."
Note Générale : 5,5 / 10 | Production : 3 / 6 | Cover : 4 /
6 | Composition : 4 / 6
Spirit of Metal : "Alors là , excellente initiative de l’association « Le Cercle » qui nous propose en quatre compilations ce qui se fait actuellement en France dans tous les styles de métal. Composée de quatre cd, chacun proposant un style particulier afin de donner la possibilité de n’acheter que le genre qu’on apprécie le plus, il est possible d’acheter les différents volumes individuellement pour 5 euros chaque, ou l’ensemble pour 15 euros auprès de l’asso (contactez l’adresse suivante : lecerclemetal@yahoo.fr). On a donc entre les mains Into a heavy circle (15 groupes heavy, sympho, rock, progressif, 73 minutes), Into a black circle (18 groupes de black metal, 79 minutes), Into a death circle (18 groupes death, grind, brutal death, 74 minutes) et Into a thrash hardcore circle (18 groupes thrash, power, hardcore, speed, 74 minutes) et on peut dire que ce document est assez exceptionnel, tant par la quantité de groupes proposés, que par la qualité de l’ensemble. Alors bien entendu, dans chaque genre on retrouve des groupes qui ne répondent pas vraiment aux attentes de l’auditeur niveau qualité, mais il faut bien admettre que ces groupes sont très rares, et l’immense majorité surprend par la qualité des compositions. Croyez moi, en cinq heures de musique, l’horizon balayé par ces compils est bien vaste et démontre que la France possède bel et bien une scène puissante, et ce dans tous les domaines du métal. Je ne vais pas vous les citer tous, mais énormément de groupes valent leur pesant de cacahuètes, et vue la somme modique, je ne peux que vous conseiller de faire l’effort et d’acheter ces disques. Pour les plus connus et tous genres confondus, vous trouverez Furia, Broken edge, Benighted, Recueil morbide, Malleus maleficarum, Himinbjorg, Moonstone, Phenix, Ellipsis, Awaks, etc., etc. 69 groupes qui valent le détour. Alors pour une fois qu’on nous prouve qu’il y a des choses qui se passent, ne faites pas la fine bouche ! Sinon, il ne faudra plus venir pleurer que rien ne bouge en France… on a une scène active, à nous de la soutenir !" Vendredi 07 janvier 2005
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Chroniques de la compile "BRAIN DAMAGE" (2001)
Nihilistic Holocaust : Here's another compilation that includes French
extreme bands only. The design is quite pro but unfortunately the content is
very much Grind noise shit induced! That's a shame the underground is plagued
with this shit noise "spirit" that confuses the underground state of mind and
the fact of doing poor as fuck music...
Here you get 40% of the bands playing some shit noise, grind noise, grind shit
or noise shit whatever with LES CHIOTTES (shit metal/scato core), DETRITUS DE
FOETUS AVORTE (Noise grind shit), ORGAN HARVEST (Gore brutal shit death),
ROTTEN CUNT (noise shit grind core), JEAN MICHEL (Alcoholic shit metal),
EXKREMENT ( "prout Thrash Black metal"), BEER VOMIT (Wanna sound funny shit
noise).
The other included bands aren't all interesting (nope!), they are more serious:
UNTAMED (Death grind à la old Inhumate/ Depraved), DUNGORTHEB (Melodic
technical death metal), SEMPERVIVUM (Melodic dark black with exuberant
sodomized nun's vocals), KRONOS (Anal oiled Brutal death), DARKENED (Heavy low
tuned brutal death), WRECKER ( Uh... Death grind? uh?), HORD OF MAMMOUTHS (MetalCore
with indus and Messhugah touches everywhere), APALAVIA (Grindcore that sounds
very average! ), BLOCK (Cliché as fuck Death grind!!), EDICIUS (Black metal),
TECLYSS (Black metal? Uh... what stupid sounding vocals! Where are the
riffs??) ANARCHOPHOBIA (Poor sounding Punk), DIFTERIA (Brutal death that needs
real efficiency and less demonstration!), D.H.I.B.A.C (Grindcore)... None of
the bands I didn't know caught my attention and it's a shame since the French
scene is better than never! Next time thanks
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Interviews
Metal Bible : "Groupe à forte influences Punk qui se prends pas la grosse tete malgres une bonne discographie. Personnellement, ayant toujours ete un adepte d' EXPLOITED et des BERU, je trouve le style excellent ! En plus, ils chantent en français, alors pour quoi se priver ?"
1. Pouvez vous faire la présentation du groupe ?
Ok, mais je vais faire synthétique vu que ça risque d’être assez long… Eh oui, on a fêté nos 10 ans le mois d’octobre dernier. Donc, AnarchophobiA, 4 zicos, formation classique (Gratte/batterie/basse/chant, gratte). On s’est donc formé en 1995. De la formation d’origine on est plus que 2 (moi, Léo : chant/guitare et Mignon : batterie).
2. De quelle région etes vous
?
De lorraine ! Dans les Vosges. Le 88 ! À La Bresse plus exactement… au pied des pistes ! (rires)
3. Quel type de Metal jouez vous
?
Je ne sais pas si on peut classer notre style dans la grande famille du Metal, c’est d’ailleurs super vaste comme terme « Metal » ! Bref, parce qu’il faut toujours se donner une étiquette, nous on fait du « Brutal Punk HxC ». AnarchophobiA à la base, c’était un groupe de keupons et au fil du temps on s’est brutalisé et Hardcorisé (rires). Toujours en gardant une base « Punk » ne serait-ce dans les paroles (en français) et l’état d’esprit du groupe.
4. Quelles sont vos influences ?
Pouah, plein, plein. Disons que chaque membre du groupe a ses propres influences, ne serait-ce par ce que chacun écoute. Bon pour ma part, ça serait Exploited, Disrupt, Akuma, Banlieue rouge, les Bérus, Tagada Jones, L’EDC, Pantera, Biohazard, Black Bomb Aï, force fed… etc. J’en profite pour faire de la pub à des potes comme ça (rires) Et etc. !!!!
5. Vivez vous de votre musique
?
Non, mais on aimerait bien, mais très peu en vive !
6. Que pensez vous des " stars
préfabriquées " issues des " Star academy " et autre " Pop star
" ?
Euh, je ne sais pas si elle était nécessaire cette question ! (Rires) C’est comme si tu demandais à un pédophile s’il aime les enfants ! (Rires). J’espère qu’au moins y’a pas des groupes qui ont répondu positivement à cette question ! (Rires).
7. De quels sujets traitent vos chansons
?
Tiens, justement des stars préfabriquées (rires). Du racisme, chirurgie Esthétique, politique, tolérance, l’anarchie, l’utopie, le caca, la mal bouffe, les USA… Bah, des trucs classiques de révoltés quoi (rires).
8. Que pensez
vous de la diffusion du Metal en France et de sa médiatisation
?
Eh bien figure toi, perso je trouve qu’il y a une nette évolution ! Non, sérieux, quand j’ai commencé à faire de la zic en 1995 donc, dans mon bled, y’avait pas beaucoup de petits groupes de jeunes comme maintenant. Bref, je trouve que ces dernières années y’en a plein qui éclosent à droite et à gauche. Les styles sont également très divers ne serait ce qu’au sein même de la famille « Metal ». Les groupes sont donc de plus en plus nombreux. Et mon point de vue est paradoxal. Effectivement c’est très bien pour la scène Metal française mais se pose alors maintenant le problème de l’offre et la demande… En effet, vu le nombre considérable de groupe Metal en France qui augmente encore et encore, les structures pour les accueillir (salles de concerts, assoc, bars… etc.) n’augmentent pas à la même vitesse même si je reconnais qu’il y a pas mal de gens de bonne volonté qui se bougent le cul pour organiser des concerts, bah, y’a pas de place pour tout le monde… C’est le jeu de la sélection, c’est ça qui est un peu dommage. Tu vas me dire, il y a aussi les squattes et les concerts sauvages et ça, c’est sympa aussi. Mais une bonne salle de temps en temps, bah ça ne fait pas de mal non plus (rires).
9. Pensez vous que la langue française soit un obstacle?
Un obstacle pour quoi ?! Non, bien au contraire, à moins que tu veuilles percer aux states, bah je trouve que c’est très bien de chanter en français. La preuve on le fait ! Bordel, c’est vrai, quand on a quelque chose à dire, tant qu’à faire, le dire en musique et dans sa langue maternelle ! C’est vrai il y a beaucoup de groupes Metal français qui chantent en anglais… ça deviendra bientôt original de chanter en français ?!!
10. Le " peer to peer " est il un danger pour les
artistes ?
Bah, pour ma part, je trouve ça cool que nos morceaux circulent et soient échangés sur le Net. Bon après c’est vrai que quand tu vis de ta musique, ce n’est pas forcément la même chose !
11. Quel est le titre que vous préférez jouer
?
En général les nouveaux, même si on prend pas mal de plaisir à jouer certain vieux morceaux qui mettent toujours autant le feu ! (rires).
12. Lors de vos divers gigs quel est le groupe qui
vous a le plus marqué et pourquoi
?
Gigs ! Tu ne peux pas dire « concerts » ?! (rires). Pouah, alors là, je vais te dire, on s’est déjà tapé pas mal de concerts (plus de 100) et on a par conséquent croisé pas mal de groupes sur notre route. Donc on s’est le mieux entendu avec des groupes qui ne se prennent pas la tête, qu’on pas le melon quoi (rires). Mais bon, c’est vrai que dès fois tu peux te permettre d’avoir le melon, enfin ça n’excuse pas, mais bon, ça légitime plus quoi (rires). Style Ange, nous ont bien cassé les couilles les gars, mais comme comme je te e dit, ils ont de la bouteille… Alors quand c’est des petits groupes locaux qui commencent à se la péter « pro » bah là tu délires… Sinon on a bien trippé avec Tagada Jones, L’EDC, Force Fed, Pigalle, Oberkampf, UMFM, bah et pis plein d’autres, des potes quoi : Division Est, Dob, Hachoir… etc.
13. Combien de répétitions faites vous par semaine
?
Une si ce n’est dès fois aucune (rires). Nous sommes très lents et paresseux généralement (rires). Enfin bon, je parle pas spécialement pour moi (rires).
14. Quels sont vos projets d’avenir ?
Bah dans l’immédiat on va se refaire des concerts en Suisse et une petite tournée en Belgique et quelques concerts en France, comme d’hab. quoi. Sinon, on va enregistrer un nouvel album qui s’intitulera « God baise you ». Style pour le mois d’août ça serait bien, mais bon… (rires).
15. Quel est le fait de société qui vous a le plus
marque ces derniers temps ?
Perso, très récemment, l’instauration du couvre feu. Aberrant ! Sinon la grippe Aviaire, ça craint…
16. Votre groupe français préfère du moment
?
Euh…. Aucun.
17. Peut-être un scoop avant de conclure
?
Euh… Non.
18. Si vous deviez dire un dernier mot, comme mot
de fin, se serait ?
Merci.
"Voilà, comme vous avez pu le constater la bonne humeur et la simplicite sont de mise chez ANARCHOPHOBIA. On se donne donc rendez vous pour votre prochain album !"
Punk Society
: Présentez nous le groupe...
Alors, AnarchophobiA s’est formé officiellement en 1995. En effet à la base,
on s’appelait « Block H », un groupe bien keupon style « Metal urbain » et «
Bérurier noir ». Ouais, bien keupon, la preuve, le groupe était composé de moi
(Léo) à la gratte et de Séb au chant. Bref, on avait une petite boîte à rythme
et on composait en 3 accords, bien primaire quoi ! (Rires) Enfin bref, un jour
on s’est dit que ça serait quand même cool d’évoluer un peu alors, comme on
connaissait de peu un mec qui s’était acheté une basse, on lui a demandé s’il
voulait faire ses premiers accords avec nous et donc, Maï (premier bassiste
donc) accepta. Bref, pour faire un truc de carré, il nous manquait aussi un
batteur… Gnon, un vieux pote de Séb rejoint le groupe. AnarchophobiA est né
fin 1995. Voilà… On a commencé cash à faire des concerts avec des compos bien,
bien punk, Gnon avait la crête, moi aussi, Maï les cheveux verts, bref, à
chaque fois qu’on faisait un concert, c’était l’ambiance ! Séb qui se roulait
par terre, moi qui démontais la batterie à Gnon en jouant, Maï qui essayait de
tenir le rythme tant bien que mal avec la figure toute verte et toujours à 2
doigts de gerber, bref, c’était Punk, c’était cool, c’était nos premières
années ! (rires). En 1997 ou 1998 , je sais plus exactement, on a enregistré
une démo à « Hibou Promotion » à Saint Diè (88). On a passé une semaine en
studio, c’était l’orgie, mais bon, on a quand même enregistré (rires). Bon, je
passe, je m’égare là ! lol. Bref, on a joué un peu partout, c’était l’orgie à
chaque fois et d’années en années, on évoluait un peu vers le metal, c’est ce
qu’on a appelé par la suite le « Punk Dead Wood ». Fin 1999, Maï, le bassite
décide de quitter le groupe. Le groupe est resté en stand by à ce moment là.
En 2000, Moi, Séb et Gnon, on se retrouve… Séb prend la basse et les choeurs,
moi je reste à la gratte et je prends le chant et Gnon à la batterie et aux
chœurs. On enregistre « Ataraxia in Vosego » et on continue à trois et ma foi,
ça dépotait encore plus qu’avant ! (rires). Bref, on continue à tourner aux 4
coins du grand est. C’est en 2002 qu’on enregistre un live à l’Austrasique
(salle de concerts de Nancy). Et c’est cette même année que Dam’s rejoint le
groupe en tant que second guitariste. Bref, le son est beaucoup plus lourd,
des riiffs un peu plus travaillé mais l’esprit Punk est bel et bien toujours
présent avec des tempos qui lui sont propres et des textes bien réac’ chantés
bien entendu en français…etc. Ce qui nous donne au style final et actuel : «
Brutal Punk HxC » Bref, en 2004, Séb rejoint la capitale pour des raisons
professionnelles et ne peut plus assurer l’ensemble des concerts. C’est donc
Guiom qui le remplace à son poste. Ouah, la présentation ! (Rires). C’est
quand même dur de résumer presque 10 ans de sa vie…
Pourquoi Anarchophobia ?
AnarchophobiA pour résumer la pensée du quidam… (Rires). Aucun jeu de mot avec
Arachnophobie au passage, hein ?! (rires). Non, ça n’a rien à voir. Anarcho
Phobia signifie la peur de l’Anarchie. Nous avons décidé de nous appeler ainsi
en rapport comme je le disais à la pensée et à l’état d’esprit de la
quasi-totalité des français qui flippent tous devant l’anarchie… Voilà… C’est
simple non ?! (Rires). On voulait que le nom du groupe reflète à la fois notre
état d’esprit et celui des français, et fasse réfléchir sans trop se triturer
le cerveau non plus… (Rires) Bon, c’est sûr, maintenant c’est la mode des noms
de groupes phonétiques… ça sonne bien à la prononciation mais ça veux rien
dire !!! C’est nul, j’aime pas perso… Mais bon, y’a des limites aussi, c’est
vrai qu’il y a des noms de groupes imprononçable aussi ! (Rires).
Comment définissez vous exactement Anarchophobia ?
Des compos simples et extrêmement efficaces ! Une grosse énergie sur scène,
des coups de gueules en live, un groupe qui n’a pas peur de balancer et de
dire ce qu’il pense, un groupe réac’ qui ne tombe pas dans les clichés des
styles musicaux programmés, le mélange musical et surtout un groupe qui n’a
jamais choppé le melon, qui sait rester simple ! Peut être aussi un manque
certain de reconnaissance… Mais bon, ça c’est les mauvaises langues et on en
connaît !!! (Rires).
Vous avez jouez avec des groupes comme Tagada Jones,
Flying Donuts etc... et vous êtes à l'actif de 90 concerts... Oula ! Alors sa
fait quoi ?
Euh, perso, pour les groupes, ben ça me fait strictement rien ! (Rires).
D’autant plus que pour les Flying, par exemple, on a joué avec eux quand ils
avaient encore des boutons sur la gueule ! (Rires) Non sérieux, on devait
avoir 18/19ans tout au plus quand on jouait ensemble. Là où j’ai eu le plus
de… comment dire, respect on va dire, c’est pour le groupe Pigalle et
notamment François, le chanteur qui est un gars de simple et très sympa… On a
bouffé des andouilles avec lui au Val d’Ajol après le concert ! (Rires).
Sinon, en général, les groupes qu’on croise savent rester simple… Et pour les
90 concerts, enfin plutôt 100 maintenant et encore je les compte pas tous, ben
c’est correct je trouve… Mais oui c’est quand même vrai qu’on a maintenant une
réputation de routards…
Votre troisième album a reçu de très bonnes critiques
(voir excellentes) je suppose que sa vous pousse a continuer ?
Oui, c’est certain d’autant plus que le son laisse à désirer, c’est quand même
une prise live. C’est pour ça, on imagine toujours ce que ça pourrait donner
avec un son pro et on fantasme parce qu’on est encore pas prêt pour vendre nos
reins, alors la thune, tintin ! (.rires) Ce qui nous pousse surtout à
continuer, c’est une certaine reconnaissance de gens qui aiment ce qu’on fait,
notre état d’esprit…etc. Quand on regarde les stats sur notre site, on
s’aperçoit qu’il y a des gens des 4 coins de la France et même de l’étranger
qui passe dessus ! Il y a aussi les après concerts où les gens viennent nous
féliciter et nous remercier, ça fait toujours plaisir ! Mais pour ma part, du
temps que j’entendrais toujours chanter et reprendre en chœurs nos compos, je
continuerai… Ouais c’est clair, la reconnaissance du public c’est quand même
une putain de motivation ! Même s’il y a aussi les mauvaises langues… Mais
bon, à part quelques organisateurs qui nous on prit en grippe et des blaireaux
qui n’ont que la performance musicale à la bouche, tout va bien !
D'autres projet pour bientôt ?
Des concerts, de nouvelles compos et pourquoi pas un nouvel enregistrement à
la clés ?! Dans l’immédiat, une compil qui va bientôt sortir et de nouveaux
t-shirts encore plus déjantés que les précédents ! (Rires).
Le groupe existe depuis 1995, quel est votre meilleur
souvenir durant cette histoire ?
Putain ! Des bons souvenirs on en a à la pelle ! Que choisir ?! Peut être une
jambe cassée dans un festival lors de notre prestation ? (Rires) Ou alors la
fois ou Maï s’est tapé une insolation en plein concert ? Ou bien plutôt la
fois où on est arrivé à 300 bornes de chez nous pour un concert et que là le
bon Maï nous dit qu’il a oublié sa basse ? La fois où pendant un concert un
gars a débarqué à poil dans un cercueil avec un casque de pompier (c’était
pour un enterrement de vie de garçon) ? Non, sérieux, je peux pas choisir, on
en a tellement !
Votre pire souvenir ?
Eh bien figure toi qu’il date pas de si longtemps ! On devait jouer au Zenith
de Nancy pour un soir disant bon gros festoch organisé par l’asso « Léz’ards
français ». Bref, arrivé sur le site, pas d’organisation, pas de régisseur
plateau, retard de 3 heures, personne pour nous donner les directives, on a
poireauté là jusqu’à 5 h du mat’, on était pas les seuls et tout ça pour nous
dire enfin que y’avait plus moyen de jouer !!! On est monté sur scène et on a
tapé une gueulante en live ! Bon y’a des groupes sympas qui on réduit leur set
pour essayer de rattraper le retard comme Uncommonmenfrommars (tiens au
passage, quand je parlais des noms de groupe, essaie le de dire en une fois
sans accrocher lol), mais bon, la plupart des autres groupes, c’était œil pour
œil, dents pour dents ! Ange se sont tapés pas loin de 2 heures de set ! Pfff,
sérieux, ça ça m’énerve…. Ca a de beaux discours, mais en actes, plus personne
! Déjà que la solidarité est inexistante, alors si en plus dans le milieu
musical c’est pareil, ça craint…
Un dernier mot pour tous vos fans ?
Putain, mais qu’est-ce que vous pouvez bien apprécier dans AnarchophobiA.
Sérieux ça craint, ils ont un son pourri, ils font pas de solo, ils sont juste
carré et on comprend rien à ce que dit le chanteur… Non séreux, merci à tous
vous êtes géniaux !!! Pour les autres, allez vous faire en….. ! Dans la plus
grande simplicité d’AnarchophobiA… (Sourire).
Maintenant, instant libre dites ce que vous avez a dire ...
Les goûts n’ont pas à se défendre ! Ce n’est pas de nous, c’est de Tagada Jones, mais c’est si vrai ! Je continuerai en disait tout simple que la critique est aisée mais que l’art est difficile et qu’effectivement, tous les goûts sont dans la nature ! Alors merci à tous ceux qui nous soutienne et qui apprécie ce qu’on fait et je sais que vous êtes nombreux ! Merci à tous, on se retrouvera !